Date de publication : le • Modifié le 8 juin 2021 • Temps de lecture : 4 min.

LA RÉADAPTATION CARDIAQUE – PHASE 3

La réadaptation cardiaque – Phase 3

Cette troisième phase de la réadaptation permet de prolonger au long cours les bénéfices de la phase II

Fort de votre éducation aux différents aspects de la prévention, vous aurez à cœur d’adopter une nouvelle hygiène de vie et, si possible, de la faire partager à votre entourage : 

  • ne pas fumer
  • suivre les règles d’une l’alimentation équilibrée, 
  • contrôler ses facteurs de risque (obésité, cholestérol, triglycérides, diabète, …), 
  • prendre son traitement en comprenant son intérêt.

Il faudra aussi poursuivre des activités physiques et  sportives (APS) afin d’entretenir la bonne condition physique acquise lors de la phase II de la réadaptation. Les sports pratiqués auront été définis avec le cardiologue en fin de phase II. Il s’agit essentiellement des activités d’endurance (marche soutenue, nordique, cyclisme, natation..).

L’activité physique est bonne pour le cœur

D’une part, l’activité physique régulière améliore l’équilibre glucidique, réduit le poids et la tension artérielle et tend à normaliser le bilan lipidique. D’autre part, elle a une action sur le système nerveux autonome qui contrôle l’activité cardiaque. Le sport augmente le tonus parasympathique (qui freine le cœur) et diminue le tonus sympathique (qui accélère le cœur) : ceci réduit le risque de trouble du rythme et de mort subite.

De plus, l’arrivée du sang dans le muscle cardiaque par les artères coronaires (perfusion myocardique) s’améliore après ré-entraînement. 

On pensait autrefois que le sport améliorait la vascularisation des muscles périphériques entraînés (par exemple, les muscles des jambes) mais il semble que les artères coronaires s’améliorent aussi grâce à l’effort : il y aurait une meilleure capacité de vasodilatation (dilatation des vaisseaux).

L’ACTIVITÉ PHYSIQUE EST BONNE POUR LE CŒUR

D’une part, l’activité physique régulière améliore l’équilibre glycémique, réduit le poids et la tension artérielle et tend à normaliser le bilan lipidique. D’autre part, elle a une action sur le système nerveux autonome qui contrôle l’activité cardiaque. Le sport augmente le tonus parasympathique (qui ralentie la fréquence cardiaque) et diminue le tonus sympathique (qui accélère le cœur) : ceci réduit le risque de trouble du rythme et de mort subite.

De plus, l’arrivée du sang dans le muscle cardiaque par les artères coronaires (perfusion myocardique) s’améliore après réentraînement. Toutes les artères  du corps améliorent  leur capacité de vasodilatation

ACTIVITÉ PHYSIQUE RECOMMANDÉE : POURQUOI ?

Tout d’abord, il faut savoir que la sédentarité est un facteur de risque cardio-vasculaire, c’est-à-dire qu’elle est associée à un risque élevé de maladies cardio-vasculaires.

Par ailleurs, il a été montré qu’un programme d’entraînement physique, permet une baisse de la mortalité cardio-vasculaire après infarctus, comme en prévention primaire (avant un évènement cardiaque).

Il est recommandé un minimum de 150 min d’APS par semaine, réparties si possible en 3 séances.

La phase 3 et les Clubs Cœur et Santé

La réadaptation cardiaque commence tôt après un évènement cardio-vasculaire (infarctus, pontages, pose de stent..). La phase hospitalière est devenue très brève et la phase II (phase post- hospitalière) très précoce.
La Fédération Française de Cardiologie, avec ses associations régionales, a donc créé les Clubs Cœur et Santé, dont l’un des objectifs est de favoriser cette phase III, essentielle  pour le maintien des acquis antérieurs.  Deux arguments plaident en faveur d’une activité physique pratiquée en groupe et encadrée (en clubs) par rapport à celle pratiquée individuellement et à domicile : l’assiduité  et la sécurité.

  1. Une meilleure assiduité est retrouvée dans plusieurs études qui ont montré que les taux de pratique régulière d’APS, étaient plus importants dans des programmes menés en groupes que lors d’une activité individuelle. 

    Il est évident  que le caractère régulier et programmé d’une activité menée en groupe incite à plus de pratique. S’il est facile de trouver une excuse pour ne pas faire une heure de marche solitaire et quotidienne, il est plus difficile d’expliquer au groupe une absence de plusieurs semaines !  Il est plus difficile d’expliquer pourquoi il n’a pas été possible de trouver une heure dans la semaine pour faire de la gymnastique,  du cyclo-ergomètre, ou une marche collective.
     
  2. La sécurité
    Même s’il ne s’agit que d’exercices de faibles intensités et que les patients sont de mieux en mieux traités grâce aux techniques  de revascularisation et aux nouveaux traitements médicamenteux, l’APS comporte néanmoins un  risque d’accident cardio-vasculaire légèrement augmenté. La pratique en club, encadrée par des cardiologues bénévoles, des kinésithérapeutes, des diplômés Activité Physique Adaptée et Santé, améliore encore cette sécurité, d’autant qu’un défibrillateur est souvent présent sur site si nécessaire.

Le bon cap de la prévention

Les activités des clubs de phase III favorisent l’adhérence thérapeutique, des habitudes alimentaires adaptées et une APS régulière.Les participants à la phase III au sein du Club effectueront réellement trois heures d’activités physiques et sportives permettent  de garder  un poids idéal.  L’indice de masse corporelle est inférieur à celui des non-participants. Le Club Cœur et Santé apparaît ainsi comme une structure contribuant à améliorer le pronostic des maladies cardio-vasculaires (baisse des ré hospitalisations, des récidives d’infarctus..).

L’inscription à un Club et la participation aux APS de phase III proposées permettent à un cardiaque de mieux maintenir le bon cap de la prévention. Les activités menées en groupes, activités physiques mais aussi éducatives, diététiques, permettent aux patients de continuer à modifier dans le bon sens leur hygiène de vie, leurs comportements alimentaires et psychologiques.

 Source : http://inpes.santepubliquefrance.fr/SLH/articles/387/04.htm

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